Comment un laser aéroporté mesure le sol du Québec au mètre près
Le LiDAR ne prend pas de photo : il compte le temps que met un éclair de lumière à revenir. Des millions de fois par seconde. Voici ce que cette idée simple rend possible.
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Sept articles sur la technologie LiDAR et ce qu'elle change — de la géomatique au génie civil, de la forêt à l'archéologie, jusqu'à la gestion des inondations et des glissements de terrain.
Le LiDAR ne prend pas de photo : il compte le temps que met un éclair de lumière à revenir. Des millions de fois par seconde. Voici ce que cette idée simple rend possible.
Un nuage de points brut est inutilisable tel quel. Entre l'avion et la carte, une suite d'opérations sépare le sol du reste. C'est là que se joue la qualité d'un relief.
Avant de tracer une route ou de dimensionner un égout pluvial, il faut connaître le terrain. Le LiDAR a remplacé des mois d'arpentage par une donnée déjà disponible.
Compter les arbres à pied ne passe pas à l'échelle d'une province forestière. Le laser, lui, mesure la hauteur de chaque parcelle — et en déduit bien plus que la taille des arbres.
Des structures que personne n'avait remarquées en marchant dessus apparaissent d'un coup quand on retire numériquement les arbres. L'archéologie a trouvé dans le laser un outil de prospection sans équivalent.
Les inondations de 2017 et 2019 ont montré une chose : sans relief précis, on ne sait pas vraiment jusqu'où l'eau peut monter. Le LiDAR est devenu la colonne vertébrale de la cartographie du risque.
Au Québec, certaines argiles peuvent se liquéfier et emporter un versant entier. Comparer deux relevés LiDAR à quelques années d'écart permet de voir le terrain bouger — parfois avant la rupture.